Solidays : dans la peau d’un bénévole

Le beau temps, la bonne musique et des free hugs à gogo. Derrière une organisation minutieuse se cachent des bénévoles motivés et courageux qui travaillent six heures par jour. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la température avoisine les quarante degrés importent peu. Ils étaient 3 000 à prêter main forte pour le festival qui s’est tenu du 23 au 25 juin à l’hippodrome de Longchamp. Par Mirabelle Kuntz

Le bénévole aux entrées publiques

Le compte à rebours commence. Habillés du tee-shirt « volontaire », badgés et prêts à dégainer leur talkie walkie, les bénévoles se tiennent deux par deux dans les couloirs de barrières. En face, les festivaliers s’apprêtent à s’élancer pour être les premiers à fouler la pelouse de Longchamp. Les barrières s’ouvrent enfin. C’est parti pour trois heures de « bipages » intensifs, de « Bonjour, bon festival ! », de coups de soleil et de sourires.

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Dans les couloirs de barrière

La pose du bracelet

A l’entrée, le bénévole passe trois heures de sa journée à accueillir les festivaliers, à fouiller les sacs et à poser les bracelets. Pour ce poste, le bénévole apprend à se servir de la machine qui thermo-colle le bracelet (bleu, cette année). Une petite douchette à batterie est mise en place pour scanner les billets. Il y a au moins dix bénévoles du côté de la porte Maillot et dix autres du côté Porte d’Auteuil.

La fouille des sacs

Cachettes ingénieuses, flasques d’alcool… Rien n’arrête le festivalier qui veut arroser l’occasion. Ils redoublent d’imagination pour faire entrer leur Saint-Graal : les bouteilles cachées dans du pain de mie, la compote à boire et le biberon de vodka ou encore la sacoche banane cachée sous le manteau… C’est un jeu, les festivaliers le savent : parfois le bénévole gagne, parfois il perd et l’alcool passe le contrôle. Pour finalement atterrir dans les mains de l’agent de sécurité aux doigts d’or (et à la redoutable armoire à glace). Et ce n’est pas la combinaison en latex à rayures qui le dissuadera.

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La pause bière

Le passage de l’alcool est interdit, non pas parce qu’il n’est pas autorisé, mais par mesure de précaution. « Si chacun amène ce qu’il veut, il faudrait multiplier la sécurité par deux, la police par quatre, et ajouter une équipe de bénévoles spécialement pour réveiller les festivaliers qui joncheraient le sol de l’hippodrome », soulignent Mo’ et Aurélien, les deux chefs des entrées publiques.

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Après les missions, place à la fête

C’est la fin du festival. Il est minuit passé et les trois jours de bénévolat se font sentir. Adieu concerts, food trucks, manèges, déguisements. Un dernier hommage est rendu aux victimes du sida avec le concert de clôture. Le bénévole s’affaire de ranger les barrières et de préparer les sorties des festivaliers. La pression se relâche enfin et le cœur est rempli de bonheur pour avoir été aux côtés de 200 000 personnes engagées pour la même cause. Les bénévoles se félicitent, se disent au revoir et se remettront en route l’année prochaine pour revivre cette expérience unique et inoubliable.

 

Crédits photo de couverture : David Poulain

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