Moorea, un avant-goût de paradis

Moorea, qui signifie lézard jaune en polynésien, est l’île sœur de Tahiti. Avec ses  nombreuses barrières de corail et le bleu vert de l’océan, elle est l’une des plus belles îles volcaniques de l’archipel. Accessible par ferrys, parfois escortés par des dauphins, Moorea est un passage obligé pendant un séjour en Polynésie. Par Jérémy Mols

Se rendre à Moorea

Les trente minutes de ferry se déroulent avec une vue magnifique sur Tahiti et Moorea. On imagine aisément ce que les explorateurs comme James Cook et Charles Darwin ont ressenti à l’approche de ces terres sauvages. Aujourd’hui encore, le littoral de Moorea est aux antipodes de la côte urbanisée bordant la méditerranée. Pas de civilisation en vue. Mais à mesure que l’on se rapproche, quelques farés (maisons traditionnelles polynésiennes) se dévoilent.

La plage sauvage de Temae

Il existe différents moyens pour se déplacer sur la route côtière : le vélo, le scooter, la voiture ou encore le roadster décapotable, plus onéreux. Vous voici en route pour l’aventure. Vous passez devant les bungalows sur pilotis, d’un hôtel de luxe, qui dominent le lagon. En direction de l’est, quatre kilomètres plus loin, un sentier de terre jonché de nids de poules apparaît. Il permet d’accéder à une véritable forêt de palmiers qui cachent la plus belle plage de Tahiti et de Moorea réunies.

Nageant à quelques mètres de la plage, des raies pastenagues, habituées du coin, se faufilent entre les baigneurs. Par l’absence de fonds rocheux, les murènes s’y font plus rares et les requins à pointes noires préféreront les eaux du Lagoonarium (cf. voir plus bas).

Ici, pas de cabanes à frites, de glaciers ou de vendeurs ambulants sillonnant les plages à grands cris de « Chouchous, beignets, boissons fraîches ! ». Nous sommes face à la beauté sauvage dans son plus simple appareil :  palmiers, sable blanc et lagon cristallin.

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Depuis le belvédère, vue sur la baie de Cook

En poursuivant votre chemin sur la seule et unique route, vous rencontrerez l’une des deux baies de Moorea, la baie de Cook, qui doit son nom à l’explorateur britannique. Un paysage grandiose où les crêtes abruptes côtoient les eaux limpides, dans un décor digne des meilleurs films de piraterie. Si vous empruntez la route des ananas vers les terres, vous accéderez au belvédère de Moorea, un panorama qui donne aussi sur l’autre baie, la baie d’Ōpūnohu.

L’heure de la pause dej’ : le ma’a est servi

Les roulottes, le food truck local, sont très populaires chez les Polynésiens. Ne soyez pas effrayé de vous arrêter en bord de route pour goûter leurs spécialités. Parmi les plats typiques : le poisson cru, généralement du thon rouge, est décliné sous toutes ses formes. En sashimi, tartare, à la chinoise ou même au lait de coco accompagné de riz… Le tout arrosé par la bière traditionnelle locale (qui a depuis longtemps remplacé l’eau chez de nombreux Polynésiens).

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Le lagoonarium de Moorea

Après avoir digéré votre ma’a (« nourriture » en tahitien), poursuivez votre périple en direction du village de Afareaitu. Wilfried, l’aquaman, pourra venir vous chercher à bord de son va’a, une pirogue traditionnelle et vous conduira sur un motu, un îlot privé. Un bungalow vous sera fournis pour la journée afin d’y déposer vos affaires et y faire la sieste à l’abri du soleil. Wilfried préparera ensuite le ma’a. Au programme, deux repas journaliers pour les poissons, raies pastenagues, requins et murènes. A peine aura-t-il mis un pied dans l’eau que des ailerons tâchés de noir feront leur apparition. Ces requins de lagon, appelés pointes noires, sont inoffensifs pour l’homme. Le spectacle de les voir se battre pour un morceau de chair à quelques mètres de vous n’en est pas moins impressionnant.

Cette partie du lagon étant proche d’une passe, le courant y est naturellement plus fort. Un ingénieux système de câbles tendus entre les rochers a été mis en place. Ils permettent de se déplacer librement dans le lagon, et de se reposer si besoin.

Nombreux  sont les voyageurs qui passent à côté de cette magnifique île en forme de cœur. Après le passage obligé à Tahiti, de par l’aéroport, ils repartent immédiatement pour les splendides bungalows sur pilotis de Bora Bora, ou pour se recueillir sur la tombe de Jacques Brel dans l’archipel des Marquises. Alors qu’ils ont à portée de main, l’un des plus beaux paradis sur Terre. Ici, de nombreux sentiers de randonnées sillonnent l’intérieur de l’île, ainsi qu’une multitude de pensions de familles prête à vous accueillir pour vous faire vivre à la locale. Un véritable condensé de Polynésie.

 

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