« After Long Silence » : le trip-hop s’installe à Rouen

INTERVIEW. Nouveau-né d’un genre inspiré de la soul, du funk et du jazz, After Long Silence voit le jour en 2016. Composé de François Boyenval au violoncelle et des chanteurs Anthony Deblaere, également à la basse et à la guitare, et Yves-Marie Persil aux claviers, il apporte un nouveau souffle poétique à la musique de Portishead et de Massive Attack. Rencontre.

D’où vient votre nom, « After long silence » ?

C’est le titre d’un poème de William Butler Yeats. François était en train de lire son recueil quand on cherchait l’intitulé du groupe. On trouvait que cela collait complètement au projet.

Comment vous vous êtes rencontrés ?

Anthony. Yves-Marie et moi sommes des amis du lycée. On a joué ensemble pendant onze ans dans un groupe qui s’appelait « Echoes ». Après la séparation du groupe, on voulait se lancer dans un autre style davantage porté sur le trip-hop.

François. Moi je suis un genre de pièce rapportée (rires). Anthony et moi sommes collègues au Musée des beaux-arts de Rouen depuis quelques années. Entre musiciens, on a souvent discuté de musique, on a été à des concerts, bu quelques bières… Et finalement on a fait des bœufs* ensemble, jusqu’à ce qu’ils me proposent de rejoindre leur projet. *des improvisations jazz

Quelles sont vos influences musicales ?

A. On essaie de faire une fusion des genres trip-hop, rock et électro en gardant un côté acoustique mode plus intimiste.

Pourquoi vous vous êtes lancés dans ce projet de musique ?

A. Il faut savoir qu’Yves et moi travaillons dessus depuis un moment. Il y a eu beaucoup de galères, avec les départs de musiciens à répétition, les tests de formules de groupes différentes, les chansons re-re-remixées… François est arrivé il n’y a pas longtemps. Cela a matché tout de suite et il a proposé ce nom de groupe comme une évidence. On est resté trop silencieux à jouer dans notre cave ! (rires)

Auto-production ou signature avec une maison de disques, lives ou concerts… Comment vous imaginez l’avenir du groupe ?

F. On a enregistré et auto-produit trois de nos chansons. Si cela tourne comme on l’espère, être labellisé nous ferait bien plaisir ! L’an prochain, nous tenterons sûrement un parrainage avec le 106, la scène de musiques actuelles de Rouen. Si on présente un travail prometteur et que le groupe est sélectionné par le jury, ce sera le moyen de se faire coacher et d’avoir une bonne visibilité, du moins dans la région.

 Comme on s’oriente vers la production de beats et que la présence d’un batteur ou non est en réflexion depuis peu, nous ne sommes pas encore prêts pour les concerts. Il faudra aussi traduire ce qu’on a enregistré en live, en jonglant avec des pistes préenregistrées et des boucles de nos lignes respectives.

Pour le moment, on bricole la musique. On enregistre une ligne, on mixe le tout, puis une semaine plus tard on l’efface, on recompose. Je crois que la remise en question est commune pour tous les musiciens, et les artistes en général. C’est d’ailleurs cette notion qui nous a permis de trouver l’illustration Le doute de Martine Dinet pour notre morceau I ignore. Notre travail est long et stimulant. Et même si ce n’est jamais vraiment achevé, on croit tous que cela en vaut la peine.

Retrouvez-les sur :

Facebook www.facebook.com/AfterLongSilence
Youtube www.youtube.com/channel/UCkekhcj6l0NOV4HzKZNhasA

 

Propos recueillis par Esther Lallier

 

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Publié par

Journaliste culturelle - Rédac' chef de Culture Frenzy

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