William Z. Villain, l’oiseau du blues

Entre performances techniques et art exultant, William Z. Villain est captivant. Dans son unique album, et surtout sur scène, il nous ouvre les portes de son propre univers. Par Léna Kehaili

Lorsque William Z Villain arrive sur scène, seul avec sa guitare blanche, nous pouvons nous attendre à des morceaux épurés, calmes. Il préfère donner à la soirée des allures de rêve complexe et lointain. Assis sur un cajón, devant ses pédales, à côté de quelques percussions supplémentaires, sans un mot, il commence à jouer. Il enregistre quelques boucles de percussions, joue quelques accords de guitare. Une minute, puis s’arrête : « That was the first song. » Alors que l’artiste commençait à impressionner le public, il cède à son personnage, celui d’un conteur fou qui prend vie sur scène.

Celui que Culturebox qualifie d’ « OVNI musical » montre une étroite association de la folie et du talent, couplé à des influences très éclectiques, qui créent un personnage unique. Seul, il parvient à créer une atmosphère prenante, envoûtant son public. Même seulement accompagné par sa huit cordes, comme ici :

William Z Villain ne se prend jamais au sérieux. En donnant l’impression de jouer tout ce qui lui passe par la tête, comme un enfant avec ses jouets, il montre une facilité déconcertante. Au contraire de ces apparences, ses morceaux présentent une complexité contrastée par le peu de matériel qu’il utilise.

La manière dont ses enregistrements se réunissent jusqu’à naturellement parvenir à un ensemble, donne à William Z Villain des allures de magicien. Le musicien fournit les ingrédients, mais la musique semble exister seule, comme à la fin de ce morceau où il se lève en la laissant se répéter.

Pour faire vivre son personnage, sur scène, William Z Villain semble expérimenter, chercher les limites de sa création, et parvient à ce son si singulier. Chaque chanson s’immisce doucement dans la salle, se construit petit à petit.

L’artiste décuple sa voix, additionne les guitares, superpose les percussions. Ses loops l’accompagnent, jusqu’à ce qu’ensemble, les sons créent une unité. Dès qu’elle est formée, il joue avec ces compositions pour changer rapidement d’univers et fragmenter ses morceaux.

Plusieurs voix s’expriment à travers William Z Villain, comme pour lui permettre de raconter une histoire à plusieurs personnages. Sa musique nous embarque dans ce monde qu’il raconte, et nous voilà ailleurs.

Infos pratiques

Album : William Z. Villain
Concerts : http://williamzvillain.com/shows/

Prochaines dates de sa tournée 2017 en France

  • Chambéry le 22.11
  • Châtenay-Malabry le 23.11
  • Saint-Nazaire le 24.11
  • Laval le 26.11

Pour réserver, par ici

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