« Un an entre les mains de l’univers » : et si vous décidiez de vraiment lâcher prise ?

Le sous-titre du livre de Thi Bich Doan offre une invitation floue si l’on se contente de lire la couverture. Les deux-cent pages qui suivent expliquent non seulement ce que lâcher prise veut dire, mais surtout, ce que cette décision peut offrir. Spoiler. Il n’est pas seulement question de calmes et paisibles bénéfices. Par Léna Kehaili

Thi Bich Doan est une de ces belles rencontres qui nous apprend énormément en contant son histoire. Dans son livre autobiographique, elle nous révèle quelques clefs pour mieux appréhender les événements qui font nos vies. Mais son récit est contrasté. Elle a aussi douté, a eu peur, a été incompréhensiblement triste. Ce n’est pas une héroïne à qui la méditation apporte une paix inébranlable. C’est simplement une femme qui a appris, et qui transmet.

« Je ne cherche pas à amener de la conscience ou de la lumière à la planète, le soleil brille sans moi. Je veux juste partager les informations et les expériences qui m’ont été utiles. »

L’autrice nous emmène dans un monde qui ne nous est pas forcément familier, mais son histoire est claire, simple, concrète. Dès qu’elle évoque une technique de méditation particulière, ou un concept qu’elle a appris, un aparté l’approfondit.

Chronologiquement, elle se contente de raconter cette année où elle a voulu prendre un autre chemin. Pendant cette année, elle a voyagé mais n’évoque que certains lieux sans les décrire. L’important n’est même pas ce qu’elle fait, mais ce qu’elle en tire.

« Ce qui importe est de vivre l’expérience et non pas d’en attendre et d’en recueillir les résultats, même si on en récolte ensuite les fruits. »

Avant de prendre ce virage brusque, Thi Bich Doan a multiplié les expériences. La recherche, les retraites, les stages, les conférences… Elle s’est longtemps abreuvée de discours, avant de préférer l’expérience.

« Les choses viennent à moi lorsque je ne leur cours plus après, ce qui correspond aussi au moment où je décide de revenir vers moi. »

Une leçon semble se déduire de l’année que raconte Thi Bich Doan. A se chercher pendant si longtemps, elle finit par comprendre l’essentiel. Qu’il faut arrêter de chercher, de s’obstiner. Comme si lâcher prise, finalement, était tout aussi bénéfique.

 

Crédits photo : blogbiozen.com

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